Publié le 3 septembre 2026

Andromeda : ce qui change vraiment dans vos campagnes Meta Ads

Mise à jour le 14 octobre 2026

Andromeda, en trois phrases

Andromeda est le moteur de sélection publicitaire de Meta, développé avec Nvidia et déployé progressivement à partir de 2025. Il remplace l’ancien système de « retrieval » : au lieu de chercher les personnes correspondant à des critères que vous avez définis, il cherche les personnes qui réagissent à vos créations.

La bascule tient en une phrase, et elle change tout le reste : ce n’est plus votre ciblage qui trouve l’audience, c’est votre créa.

Les agences françaises ont commencé à en ressentir les effets à l’automne 2025, souvent sans savoir ce qui se passait, sous la forme de performances qui décrochent sans changement de leur côté.

Point de calendrier, parce qu’il circule des versions contradictoires : Andromeda a été annoncé fin 2024, déployé mondialement au premier semestre 2025, et ses effets ont été rapportés en France plutôt à partir de l’automne 2025. Nous préférons donner cette fourchette plutôt qu’une date nette que personne ne peut vraiment sourcer.

Ce que les agences et les freelances observent sur le terrain

Nous avons recoupé les retours publiés par des agences et des consultants indépendants depuis le déploiement. Cinq constats reviennent de façon suffisamment convergente pour être pris au sérieux.

1. Les lookalikes et les centres d’intérêt ne tiennent plus

C’est l’observation la plus unanime. Le ciblage large associé à une création différenciée surpasse désormais les audiences similaires 1 %, en particulier sur les comptes à volume. Meta traite de plus en plus le ciblage détaillé comme une suggestion, pas comme une contrainte.

2. La consolidation fait baisser le coût par acquisition

Plusieurs retours documentent le même mouvement : passer de 14-20 ensembles de publicités à 6-8, sans toucher aux créations, avec une baisse du CPA de l’ordre de 23 %. Un test cité oppose 1 ensemble × 25 créations à 5 ensembles × 5 créations : la première structure produit +17 % de conversions pour un coût inférieur de 16 %.

3. Le volume créatif devient le premier levier de performance

Les marques qui testent plus de 20 nouvelles publicités par mois affichent un ROAS supérieur d’environ 65 % à celles qui en testent moins de dix. Le contenu incarné (fondateur, client, UGC) sort régulièrement à 2 à 3 fois le ROAS d’une vidéo de marque léchée.

4. Les CPM montent, et la fatigue créative arrive plus vite

Le CPM e-commerce moyen est donné autour de 16,80 $ en 2026, en hausse d’environ 20 % sur un an. Et sur des budgets élevés, la fatigue créative est observée dès 10 à 14 jours, contre plusieurs semaines auparavant.

5. Sans CAPI, l’algorithme travaille à moitié aveugle

Le constat est répété partout, et il rejoint notre métier : le Pixel seul est estimé autour de 40 % de précision. Sans API Conversions, Andromeda prend ses décisions avec environ la moitié de vos données. Un cas rapporté fait passer un ROAS de 1,6 à 4,8 en six semaines après consolidation et activation de CAPI, chiffre spectaculaire, à prendre comme une illustration et non comme une promesse.

Comparatif avant / après : la structure de compte

Élément Avant Andromeda Avec Andromeda
Logique de départ Je définis une audience, je lui adresse une créa Je produis des créas, l'algorithme trouve qui y réagit
Nombre de campagnes 5 à 10 campagnes segmentées 1 à 2 campagnes consolidées par offre
Ensembles de publicités 14 à 20 actifs 6 à 8 maximum, souvent 2 à 3
Ciblage Intérêts, lookalikes 1 %, segmentation par âge Large, avec exclusions ciblées
Budget ABO, arbitrage manuel par ad set CBO, arbitrage laissé à l'algorithme
Placements Sélection manuelle Advantage+ placements
Levier principal L'optimisation du ciblage La diversité créative
Métrique de pilotage ROAS plateforme MER et CAC global, ROAS en second rideau

Comparatif avant / après : la production créative

Élément Avant Andromeda Avec Andromeda
Rythme de production 1 création toutes les 2 à 3 semaines 6 à 10 nouveaux concepts par mois
Ce qu'on teste Des variantes : couleur, accroche, musique Des concepts : format, persona, décor, bénéfice
Nombre d'actifs simultanés 3 à 5 publicités 10 à 15 concepts réellement distincts
Format maître 16:9 ou carré, décliné 9:16 vertical, décliné automatiquement
Type gagnant Vidéo de marque produite UGC, témoignage, démo réelle, contenu incarné
Durée de vie Plusieurs semaines à plusieurs mois 10 à 14 jours sur budget élevé
Signal de renouvellement Baisse du ROAS Hook rate < 25 %, CTR < 1,5 %, CPM +25 % en une semaine

Le concept à comprendre : l’Entity ID

Andromeda analyse chaque publicité (image, texte, son) et regroupe celles qui disent conceptuellement la même chose sous une même empreinte, que l’on appelle Entity ID.Si vous avez 50 publicités qui se ramènent à un seul Entity ID, vous n’avez qu’un seul ticket d’entrée dans l’enchère.

Autrement dit : décliner une même vidéo en changeant l’accroche, la palette ou la musique ne vous donne pas 20 chances. Ça vous en donne une, avec 19 fichiers en plus à gérer.

Variantes ou concepts : la différence en pratique

Ce qui ne crée PAS de nouvel Entity ID Ce qui en crée un
Même vidéo, texte incrusté différent Format différent : UGC, studio, motion design
Changement d'accroche uniquement Persona différent : parent, professionnel, étudiant
Nouvelle palette de couleurs Décor différent : bureau, domicile, extérieur
Même décor, même porte-parole Bénéfice différent : gain de temps, santé, statut, prix

La règle de production à retenir : chaque nouveau lot de créations doit varier sur au moins deux des quatre dimensions : format, persona, décor, bénéfice. C’est la façon la plus simple de vérifier qu’on produit de la diversité et pas du volume.

Les réglages : ce qu’on active, ce qu’on laisse tranquille

Réglage Notre recommandation Pourquoi
CBO (budget au niveau campagne) Activer Consolide les signaux et laisse l'algorithme arbitrer, ce qu'il fait mieux qu'un arbitrage manuel quotidien
Advantage+ placements Activer Le placement optimal varie par personne ; le figer coûte de la portée sans bénéfice mesurable
Advantage+ audience Activer en prospection C'est le mode dans lequel Andromeda est le plus performant
Advantage+ audience en retargeting Ne pas activer Sur une audience serrée, l'élargissement cannibalise la prospection et brouille la lecture
Advantage+ creative Activer, sauf charte stricte Gain de CTR rapporté autour de +14 %. À tester avant de généraliser si votre marque a des contraintes visuelles fortes
API Conversions (CAPI) Non négociable Sans elle, l'algorithme optimise sur des données incomplètes. C'est le prérequis, pas une option
Réglage Notre recommandation Pourquoi
Ciblage détaillé par intérêts Abandonner progressivement Traité comme une suggestion, et il fragmente l'apprentissage
Exclusions démographiques Retirer Rarement justifiées, souvent héritées, elles réduisent le vivier sans gain
Exclusions clients / convertis Conserver La seule exclusion qui reste franchement utile, sur 30 à 90 jours selon votre cycle d'achat
Duplication d'ad sets pour scaler Arrêter Ancienne technique devenue contre-productive : elle fragmente ce qu'Andromeda cherche à consolider

Notre point de vue : le cadre que nous appliquons

Les recommandations qui circulent sont souvent formulées en fourchettes très larges. Voici le cadre concret que nous utilisons, et surtout la logique qui permet de l’adapter à votre situation, parce qu’un cadre qu’on ne sait pas ajuster ne sert à rien.

À lire avant d’appliquer

les chiffres ci-dessous sont des points de départ, pas des vérités universelles. Ils supposent un compte e-commerce ou lead generation avec un suivi CAPI en place. Un compte à cycle d’achat long, un marché de niche ou un budget inférieur à 3 000 € par mois demandent des arbitrages différents. Nous indiquons pour chaque paramètre la variable qui doit vous faire dévier.

Durée d’activation

Paramètre Notre recommandation Ce qui doit vous faire dévier
Avant toute lecture 7 jours pleins, sans y toucher Rien. C'est la règle la plus violée et la plus coûteuse
Première décision À J+14 Un volume très élevé permet de décider à J+10
Durée minimale d'un cycle 4 semaines en continu En dessous, vous payez l'apprentissage sans jamais l'amortir
Temps fort 3 semaines : 1 d'amorçage, 2 de pleine puissance Jamais moins de 10 jours, même pour une opération courte
Modification de budget Par paliers de 20 à 30 %, tous les 2 à 3 jours Une hausse brutale relance la phase d'apprentissage
Mise en pause À éviter Chaque redémarrage vous refait payer l'apprentissage

La logique derrière ces chiffres est simple : le seuil d’apprentissage reste de 50 conversions par semaine et par ensemble de publicités. Tout ce qui fragmente, coupe ou secoue votre dispositif vous éloigne de ce seuil. Andromeda n’a rien changé à cette règle, il l’a rendue plus punitive.

Nombre d’ensembles de publicités

Ne choisissez pas ce nombre, calculez-le. La formule tient en une ligne :

Nombre maximum d’ad sets = conversions hebdomadaires attendues ÷ 50

Si votre compte génère 120 conversions par semaine, vous ne pouvez pas alimenter plus de deux ensembles correctement. En créer six, c’est garantir que six ensembles resteront en apprentissage permanent.

Budget mensuel Meta Structure recommandée Total ad sets
Moins de 5 000 € 1 campagne prospection (1 ad set), retargeting seulement si le volume le justifie 1 à 2
5 000 à 15 000 € 1 campagne prospection CBO (1 à 2 ad sets) + 1 retargeting (1 ad set) 2 à 3
15 000 à 50 000 € 1 à 2 campagnes prospection + 1 retargeting + 1 test créatif isolé 4 à 6
Plus de 50 000 € Segmentation par offre ou par marché, jamais par tranche d'âge 6 à 8 maximum

Une remarque de méthode : segmentez par offre, par gamme ou par marché, c’est-à-dire par ce qui change réellement le message. Ne segmentez jamais par âge, sexe ou centre d’intérêt : c’est exactement le travail que l’algorithme fait mieux que vous.

Nombre de créatifs et rythme de renouvellement

Paramètre Notre recommandation Ce qui doit vous faire dévier
Concepts actifs par campagne 8 à 12 Entity IDs distincts En dessous de 5 000 € par mois, 5 à 8 suffisent
Ce qui compte Des concepts, pas des variantes Aucune exception. C'est le cœur du sujet
Production mensuelle 6 à 10 nouveaux concepts pour 20 à 30 k€ de budget Environ 3 à 5 concepts par tranche de 45 k€ dépensés
Renouvellement Remplacer 30 % du pool tous les 14 jours Ne jamais tout renouveler d'un coup : vous perdez vos repères
Budget minimum par concept 50 à 100 € pour sortir de l'apprentissage Sinon vous ne testez pas, vous diluez
Signal de sortie Hook rate < 25 %, CTR < 1,5 %, CPM +25 % w/w, ROAS en baisse 3 jours de suite Un seul signal ne suffit pas, deux confirment

Le renouvellement partiel est important et souvent négligé. Si vous remplacez tout votre pool d’un coup, vous perdez la référence qui vous permettait de juger : vous ne savez plus si la variation de performance vient des nouvelles créations ou d’autre chose. En gardant 70 % du pool, vous conservez un point de comparaison.

Notoriété et conversion : en même temps, ou l’un après l’autre ?

C’est l’une des questions qui reviennent le plus souvent, et la réponse honnête commence par ce que personne ne peut affirmer.

Ce qui est documenté, et ce qui ne l’est pas

Ce qui est documenté : un chevauchement d’audience important entre vos propres campagnes fait monter vos coûts. Les seuils rapportés sont de 0 à 10 % de chevauchement acceptable, 10 à 25 % à surveiller, au-delà de 25 % problématique, avec une inflation du CPM estimée entre 18 et 25 % sur l’inventaire concerné.

Ce qui ne l’est pas : Meta ne publie pas le détail de l’arbitrage entre deux campagnes d’un même annonceur ayant des objectifs différents. Les sources sérieuses traitent du chevauchement entre ensembles de publicités visant la même audience, pas de la coexistence notoriété / conversion. Méfiez-vous des contenus qui affirment le contraire avec assurance : ils extrapolent.

Notre position : les deux en même temps, mais pas n’importe comment

Nous recommandons la coexistence plutôt que le séquencement, pour trois raisons.

  • Les objectifs différents s’optimisent sur des événements différents. Une campagne notoriété optimise sur la portée ou la vue, une campagne conversion sur l’achat. Elles ne se disputent pas la même chose au même moment, même si elles peuvent croiser les mêmes personnes.
  • Le séquencement fait payer deux fois l’apprentissage. Éteindre la notoriété pour allumer la conversion, puis l’inverse, c’est relancer une phase d’apprentissage à chaque bascule. Post-Andromeda, c’est le scénario le plus coûteux.
  • L’effet de marque ne s’active pas à la demande. Les travaux de Binet et Field sur la répartition entre construction de marque et activation reposent précisément sur le fait que l’un produit ses effets dans la durée et l’autre dans l’instant. Les alterner revient à annuler le premier.

Comment les faire cohabiter proprement

  • Une exclusion, dans un seul sens. Excluez de votre campagne notoriété les personnes déjà converties récemment, sur 30 à 90 jours selon votre cycle d’achat. Ne construisez pas d’exclusions croisées dans les deux sens : vous créez des trous de couverture difficiles à diagnostiquer.
  • Un plancher, pas une variable d’ajustement. Réservez 15 à 25 % du budget Meta à la notoriété, en continu. En dessous de 15 %, l’effet n’est pas mesurable et vous financez du bruit. C’est notre lecture prudente du principe 60/40, ramenée au périmètre d’un seul levier : Meta ne porte pas à lui seul toute votre construction de marque.
  • Mesurez par incrémentalité, pas par comparaison de ROAS. Comparer le ROAS d’une campagne notoriété à celui d’une campagne conversion n’a aucun sens : elles n’optimisent pas la même chose. Les tests Conversion Lift et Brand Lift existent pour ça. C’est le seul moyen de savoir si votre notoriété produit de l’effet, plutôt que de le supposer.
  • Une exception : le lancement d’une marque inconnue. Si personne ne vous connaît, une phase d’amorçage notoriété de 3 à 4 semaines avant d’ouvrir la conversion se défend. C’est le seul cas où nous recommandons un vrai séquencement, et il est temporaire.

Fil rouge et temps forts : toujours d’actualité ?

Oui, mais la justification a changé, et c’est précisément ce que la plupart des plans média n’ont pas intégré. Le fil rouge se défendait par un argument de marque. Il se défend désormais aussi par un argument algorithmique.

Un compte qui tourne en continu conserve son apprentissage. Un compte qu’on éteint trois semaines entre deux opérations repart en phase d’apprentissage à chaque rallumage, et paie deux fois : une fois en efficacité perdue, une fois en budget consommé à réapprendre ce qu’il savait déjà.

Ce qu’il faut revoir dans la définition du fil rouge

Le problème n’est pas le principe, c’est ce que le fil rouge est devenu dans beaucoup de comptes : une petite campagne à budget minimal, avec deux ou trois créations qui ne bougent jamais, qu’on laisse tourner toute l’année « pour rester présent ».

Post-Andromeda, c’est le pire scénario possible. Budget sous le seuil des 50 conversions hebdomadaires, donc apprentissage jamais stabilisé. Pool créatif figé, donc un seul Entity ID et une fatigue installée. Vous payez toute l’année pour un dispositif qui n’apprend rien.

Le modèle que nous recommandons

Ancien modèle Modèle recommandé
Nature du fil rouge Petite campagne d'entretien à budget minimal Le socle qui porte l'apprentissage du compte
Budget du fil rouge Le reliquat après les temps forts Le budget plancher, calculé pour tenir le seuil d'apprentissage
Créations du fil rouge Figées toute l'année Renouvelées à 30 % tous les 14 jours, comme le reste
Nature du temps fort Une campagne séparée, créée pour l'occasion Une montée en puissance du dispositif existant
Gestion du temps fort On lance, on coupe On monte le budget par paliers, on redescend par paliers
Nouvelle campagne ? Systématiquement Uniquement si l'offre ou le message change réellement
Répartition indicative 40 % fil rouge / 60 % temps forts 70 % fil rouge / 30 % temps forts

La règle pratique qui résume tout

Créez une campagne séparée pour un temps fort seulement si l’offre ou le message change vraiment.

Soldes, lancement produit, opération spéciale : oui. « Même produit, mais c’est la rentrée » : non, montez le budget de la campagne existante, par paliers de 20 à 30 % tous les 2 à 3 jours, et redescendez de la même façon.

Le réflexe de créer une campagne neuve à chaque opération est un héritage de l’époque où la structure faisait la performance. Elle ne la fait plus. Aujourd’hui, chaque nouvelle campagne est un compteur d’apprentissage remis à zéro.

Ce qu’il faut mesurer maintenant

Un dernier point, et il touche directement notre métier. Toutes les recommandations ci-dessus supposent que vous mesuriez correctement. Sinon, vous optimiserez avec conviction dans la mauvaise direction.

  • Le MER en premier (Marketing Efficiency Ratio, aussi connu sous l’appellation “Blended ROAS”. Chiffre d’affaires total divisé par la dépense marketing totale. C’est la métrique qui résiste aux angles morts d’attribution.
  • Le CAC global ensuite. Tous coûts d’acquisition inclus, pas seulement le média.
  • Le ROAS plateforme en troisième rideau. Il sous-crédite les effets de marque et surévalue le dernier clic. Utile pour arbitrer entre créations à l’intérieur d’une campagne, pas pour décider d’un budget.
  • Le hook rate comme alerte précoce. Le taux de vue à 3 secondes vous prévient de la fatigue créative avant que le ROAS ne bouge. C’est le seul indicateur qui vous laisse le temps de réagir.
  • La triangulation. Gestionnaire Meta, GA4, données CRM. Trois lectures imparfaites qui, croisées, valent mieux qu’une seule tenue pour vraie.

Un plan de bascule en 30 jours

Si votre compte est encore structuré à l’ancienne, voici l’ordre dans lequel nous procédons. L’ordre compte : changer plusieurs choses en même temps rend le résultat illisible.

  • Jours 1 à 5 — Mesure. Vérifier CAPI, la correspondance des événements, la déduplication Pixel/CAPI. Photographier les performances actuelles : CPA, ROAS, CPM, hook rate par créa. Sans cette photo, vous ne saurez rien de l’effet de la bascule.
  • Jours 6 à 10 — Créations. Auditer le pool existant selon les quatre dimensions. Compter les concepts réels, pas les fichiers. Lancer la production de ce qui manque.
  • Jours 11 à 15 — Structure. Consolider les campagnes, passer en CBO, retirer les exclusions démographiques et les ciblages par intérêts. Une seule modification structurelle par vague.
  • Jours 16 à 30 — Patience. Ne rien toucher pendant 14 jours. C’est la partie difficile, et c’est celle qui décide du résultat.

Ce que nous ne savons pas

Par honnêteté, et parce que c’est rarement dit dans les contenus sur ce sujet.

  • Meta ne documente pas publiquement le fonctionnement des Entity IDs. Le terme est une reconstitution du secteur, utile pour raisonner, pas un identifiant officiel que vous pourriez consulter dans votre compte.
  • Les chiffres de performance cités par les agences proviennent de leurs propres portefeuilles clients, avec des secteurs, des budgets et des maturités très différents. Ils indiquent une direction, pas un résultat à attendre.
  • L’arbitrage exact entre campagnes d’objectifs différents d’un même annonceur n’est pas documenté. Notre recommandation de coexistence repose sur le raisonnement et sur l’expérience, pas sur une source officielle.

Ce que nous savons en revanche, c’est que les comptes qui vont mal aujourd’hui ont presque tous les mêmes symptômes : trop d’ensembles de publicités, trop peu de concepts créatifs distincts, et une mesure incomplète. C’est par là qu’il faut commencer.

Pour aller plus loin

Chez Néoclès, nous auditons les comptes Meta sur ces trois dimensions : structure, diversité créative réelle, qualité de la mesure. Notre méthode est de documenter l’existant avant de changer quoi que ce soit, parce qu’une restructuration sans point de départ mesuré ne produit pas de l’apprentissage, elle produit des convictions.

Si vous voulez savoir où en est votre compte avant d’engager une bascule, c’est le bon moment.

Sources : Agence WAM, « Guide pour comprendre Andromeda Meta Ads » · Jetfuel Agency, « Meta’s 2026 algorithm update » · The Interconnections, « Meta Ads 2026 : Andromeda, Advantage+, Lattice » · AdsUploader, « Meta Andromeda : Entity IDs vs Creative Volume » · 1ClickReport, « Meta Andromeda update guide » · Logical Position, « 2026 Paid Social Playbook » · Prooflytics, « Meta Ads audience overlap » · travaux de Les Binet et Peter Field sur la répartition marque / activation.
Note de transparence : les chiffres de performance cités proviennent d’observations d’agences sur leurs portefeuilles clients et ne constituent pas des données officielles Meta. Les recommandations de la section « Notre point de vue » sont des points de départ à ajuster selon votre secteur, votre budget et votre cycle d’achat.

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